Révolution des Idées

Et si nous reconsidérions notre système économique ?

Écrit par Ben le 15/02/2010 à 22h41
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Le libéralisme capitaliste s'est développé en même temps que se sont répandus la République et la démocratie.
Il est normal et compréhensible que beaucoup de gens y soient attachés. La plupart n'imaginent même pas qu'une alternative quelle qu'elle soit puisse être envisageable.
Je ne fais pas partie de ces gens-là.

J'aime prendre les choses à leur racine. Une première question s'impose : quel est le but de la Société ?
Pourquoi nos ancêtres, primitifs et tribaux, se sont-ils mis à construire des villages de plus en plus grands ?
C'est une initiative consciente, voulue.
Ils se sont mis à vivre tous ensemble parce qu'ils savaient que, tous ensemble, ils seraient plus heureux qu'isolés.
Un meilleur confort, le fait d'être nourri, d'être plus forts ensemble, les ont attirés progressivement.

Or ces masses néo-urbaines ont toujours été dominés, parfois exploités, par une élite, qui doit son avantage au fait que ce sont ses ancêtres qui, les premiers, ont dit "posséder" telle ou telle chose.
Les objectifs de la société ont donc toujours été dictés dans les intérêts de l'élite. La colonisation, la mondialisation et la plupart des guerres et des coups d'Etat sont dûs à cela.

Le but de notre société devrait être le bonheur de chacun, le bonheur collectif. La meilleure des sociétés serait pour moi égalitaire, pour détruire la différence élite/masse qui ronge l'Humanité depuis toujours.

Je pense également que, grâce à notre grande expérience en administration, une société collectiviste démocratique est viable.
Elle seule peut garantir l'Humanité de notre société. Aujourd'hui les entreprises multinationales détiennent énormément de pouvoir, et leur objectif est l'accumulation de richesses, ce qui autorise la surexploitation des ressources et des Hommes, et qui explique nos problèmes environnementaux.

J'imagine une société où chacun aurait le même salaire. La motivation de l'individu - l'appât du gain dans le système capitaliste - ne viendrait pas de l'argent.
Par exemple, les métiers pénibles (éboueur, maçon...) et à responsabilités (comme les directeurs) demanderaient moins d'heures de travail.
Des coefficients seraient appliqués au nombre d'heures de travail par métier pour réguler l'emploi dans l'ensemble des secteurs.
Puisqu'il n'y aurait pas de chômeurs, il faudrait créer beaucoup d'emplois, et par là faire baisser la part de travail que chaque citoyen fournit. Plus la société est peuplée et la productivité bonne, moins chacun travaille, ce qui me paraît normal.


L'Etat posséderait tout, et une grande part des fonctionnaires et des postes à responsabilités (dans la hiérarchie) seraient élus par les citoyens et par les travailleurs. Par exemple, des élections parmi les ouvriers d'une entreprise pourraient remplacer un directeur mal-aimé.

Je suis aussi un fervent fédéraliste, dans le sens où je pense que les territoires actuels des Etats ne correspondent plus à rien. Ils divisent inutilement des peuples qui s'entendraient bien s'ils avaient les bons outils. Ils sont des archaïsmes datant de l'époque féodale. Il faudrait un monde où chaque région fédérée du monde (Union européenne, Union africaine, Mercosur, ASEAN...) élirait des représentants au Parlement de la Terre.
Ainsi la création de services publics européens, par exemple, serait un premier pas.
Cela signifierait enlever le libéralisme de sa place de doctrine officielle et entamer de vraies collaboration entre les membres, qu'ils fusionnent leurs économies par parties.

La Révolution française n'a servi qu'à porter la Bourgeoisie au pouvoir, celle qui est maintenant l'élite républicaine.
Il est temps de laisser place à une société humaniste, égalitaire, raisonnée et juste.






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