Écrit par Ché le 21/01/2010 à 23h28
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Tout a commencé il y aura bientôt deux ans. L'économie battait des records, le cours des actions des grandes entreprises était à leur Zénith. L'immobilier ne cessait de grimper, le pétrole battait tous les records de cours. Les banques prenaient elles aussi depuis plusieurs années d' important (pour ne pas dire indécent) bénéfices, tout ce beau monde vivait heureux, en prenant soin de remplir les poches de ses plus riches employés, actionnaires et surtout de ses patrons. Les gains de productivité effectués grâce aux progrès techniques, n'avaient fait qu'une seule victime: le petit salarié: malgré leurs réussites les entreprises continuaient de licencier, et le chômage stagnait ( en France aux alentours de 10 %). Les banques ont remplacé le guichet humain par une machine mange billets et Internet ,les guichets d'autoroute, de gare, même les supermarchés, et ce n'était que le début...
Parlons des industries qui achètent sans cesse de nouvelles machines plus performantes, l'humain devient un accessoire de l'industrie. Le commerce lui aussi se passe de vendeurs, ils deviennent virtuels grâce à Internet.
Les entreprises veulent toujours plus de profits, il est donc normal dans ce système qu'elles veulent réduire leurs coûts de productions, et donc leurs nombre d'employés ( jusqu'à présent la plus grande charge de l'entreprise était le salaria de ses employés).
Le problème est que tout cet argent honnêtement gagné aurait pu servir à faire de nouveaux projets, créer de nouveaux produits, investir dans la recherche, dans les pays pauvres où la réserve de croissance reste exponentielle, en bref dans de l'emploi.
Au lieu de cela les entreprises ont choisi la "sécurité", investir dans la bourse florissante, dans les matières premières( flambée du pétrole), et dans l'immobilier , tout cet arrivage d'argent à investir, conduit certains à de graves dérives, prêter toujours plus d'argent crée les subprimes: tout le monde doit avoir son crédit et tant pis pour l'endettement des ménages. Graves erreurs.
Certaines personnes dans ce monde ne vivent que des bénéfices de la bourse et de l'utilisation par d'autres de leur argent.
Ce sont les sociétés qui gèrent les retraites de tous les américains, et de tous ceux dans le monde qui n'ont pas un système de retraite par répartition dans leur pays. Cette masse d'argent est colossale, et elle s'investit chaque jour dans la bourse mondiale. Mon hypothèse est que ces entreprises sont arrivées au point où elles ne pensaient plus pouvoir gagner assez d'argent avec un cour de bourse aussi haut: tout était surévalué, et donc la mécanique de baisse allait s'enclencher. Je pense qu'elles ont inventé les subprimes pour faire baisser le cour de la bourse en général, pour pouvoir à nouveau investir leur argent et attendre les hausses des actions qui garantissent la viabilité de leur système de retraite. Lors de la crise elles ont retiré leurs billes et donc précipité le crash des entreprises et des banques.
L'immobilier, le pétrole, les industries, tout ce monde s'est trouvé sous évalué.
Donc une excellente affaire pour investisseurs confirmés. Ce que je veux dire c'est que leurs systèmes de retraites ne pouvaient survivre longtemps avec une bourse trop haute : leur seule solution était de la faire s'écrouler.
Aujourd'hui, les banques ont très bien compris leur intérêt dans cette affaire: il a fallu que les états leurs prêtent de l'argent pour qu'elles puissent investir dans ce formidable cadeau sous évalué, notre argent (ou notre futur argent!!) pour faire le bénéfice futur des banques, et rembourser les pertes subies sur les marchés pendant la crise.
Formidable stratégie, perdre de l'argent pour en amasser encore plus! Et sur le dos de celui qui subit injustement tous ces évènements, le salarié, le chômeur , tous ceux qui ne participent pas à ce festin boursier.
On ne parle plus de créer, de construire, de produire, on parle d'investir c'est à dire de parier sur la valeur.
La compétition des entreprises dans le jeu des investisseurs, implique aujourd'hui qu'elles licencient de nouveau( ou qu'elles délocalisent), pour montrer à leurs investisseurs qu'elles ont encore des réserves de croissance importantes, elles ne veulent pas séduire par leurs projets, leurs innovations,ou leurs qualités? Non elles séduisent en se réorganisant, en fusionnant, en licenciant.
Mais que faire face à ce monde?
Je n'ai pas toutes les réponses mais je pense que c'est une question de mentalités, pour moi le futur commence par l'éducation, il faut rêver, puis créer, partager et aider ceux qui en ont le plus besoin.
| olislan le 19/07/2010 à 16h22 | Vaste réponse possible mais j'ai des fois l'impression que nous avons déjà les armes pour lutter...Il faut fédérer, rassembler les bonnes personnes...Je m'explique : toutes ces multi-nationale, lobbies en tous genre (agro-alimentaire, banques, armes, pharmaceutiques,...) ont un mode de fonctionnement qui les préservent en droit et financièrement...le monde prétentieux des affaires (ces genre là + précisément) se servent d'internet, du réseaux pour leur transfert d'argent et d'information...c'est une faille dont il ont pas idée, s'imaginant protégé...Nous avons une nouvelles génération d'individus avec un tel don en ce domaine, une telle inventivité qu'il ne serait pas impossible de leur tenir la dragée haute...je pense même que cela se passe déjà mais de manière sporadique, isolé avec pour finalité l'absorption au système ou les pires ennuis qui soient (faire des exemples)....n'oublions pas qu'une minorité suffit à jeter l'opprobre sur le reste et que je ne désespère pas des futures générations et en cela je suis convaincu que cela passe par l'éducation, pas la manipulatrice qui conditionne mais celle qui ouvre l'esprit au monde et au reste de l'univers ; l'humanité en redeviendrai plus humble moins condescendante avec tout ce qui l'entoure |
| Ben le 22/01/2010 à 20h48 | Mais quelle réponse apporter ? Comment pourrait on empêcher des groupes aussi puissants et riches de contrôler l'économie mondiale, de déclencher des crises ? Y a-t-il une solution possible sans rejeter le libéralisme et le capitalisme boursier ? |